English
 

Violette

Tuesday 29 April 2008
Comment faire
autrement que de t'écrire

Je n'ai pas été différent d'un brouillard informe. Incapable de lucidité, comme traversant des insomnies; cherchant la solitude comme on cherche le sommeil, la seule prescription qui puisse nous rétablir
Mais on paraît incapable de l'atteindre
Oui c'était un rêve, avec toute son inconsistance. Parfois il avait le réconfort des caresses, des moments de quiétude, de bras fébriles qui me cherchaient dans la torpeur des nuits
Et il nous tenait là, dans le demi-sommeil
Parfois il était la fureur des corps qui s'emmêlent
reprenant tous leurs droits de vivants
à même la Terre.


Un secret est un refuge où l'on se tient blotti à l'opposé du monde
Où l'on est peut-être libre, peut-être prisonnier
C'est en lui que je prenais peu à peu mes repères
et là aussi que je perdais pied


Un soir étrange nous rêvâmes que sous ton ventre, sous ma paume, il y avait la Vie
et j'ai mis du rose dans mes toiles grises.
Le hasard était grand, fantasque, et délirant et fou
Sitôt donnée sitôt prise
La pluie derrière les vitre coule de ces mêmes larmes que tes joues retiennent avec rage
J'étais là mais il fallait que je m'agrippe à ton courage
_ton positivisme délibéré
Tu es folle tu sais ? Mais tu te tiens plus droite que moi



De ce serment de ne jamais se blesser restent des illusions rompues. A l'endroit où se heurtent tes paradoxes et mon obstination à comprendre, mes angoisses et le temps qui te brûle, c'est un bonheur imaginé qui cesse, et la place laissée libre à la réalité d'une boule de peine.
Et si je m'accroche à nouveau à te manière d'avancer, alors je te dirais
Reste
Ou encore
il faut écrire

The convenience of having ennemies

Wednesday 19 March 2008
I saw him.
_ my best enemy.
It was one of those casual mornings, during my new routine consisting in traveling from home to the office every day by tram. Past ten in the morning, the crowd gets sparse and only made of the retired persons, the slow-waking students, or the high-inertia freelance guys like me I suppose. A cloudy and quiet moment five years after I casted that purse on him, urging him to never cross my way.
I saw him by the window, walking calmly across the large, empty Pey Berland square, alone and serene under the protective gaze of the immense cathedral.

I remember back in time. He was the ideal suspect, not high enough in the hierarchy of friends to get sacrificed without too much loss. I realized much later, when time had passed and I had grown to minimize the sorrow of defeated self-esteem, that I needed him, to provide me with the comfortable reason for my own failure.
And it's been five years now.
I look at my best enemy by the window as the tram slides along the large curve surrounding the square. The same man as before, with the same inexpressive face. I want to feel pity ( anger has faded away long ago ). Instead comes a seemingly excitement, and suddenly, staring at the silhouette walking, I realize that some admiration sustains my look. Or is it fascination for my only enemy? I look away like caught in the middle of a vicious mania, and concentrate for some old anger to resurface and wipe out that feeling. I have my pride, you know.
I should be ashamed to ever show that I care the slightest bit. It's been five years now. Curse over. He's right on time, there walking before my eyes, while I'm trapped behind the glass window; the man to which I had promised a punch in the face is right on time, after five years, to remind me how much he succeed where I failed.

Now,

Thursday 17 January 2008
Happy new year everybody !





Tuesday 17 July 2007
Il y a ceux qui nous rappellent aux moments d'autrefois, ceux qui ont compté plus les autres. Des souvenirs heureux, comme un vent d'été folâtrant doucement dans de longs cheveux blonds.
Les jours s'écoulent, on les laisse passer avec cette belle insouciance comme à l'égard des choses qui ne changeront pas.

Je suis content pour vous
tu seras heureuse.

Les mots sont gros dans un gosier qui s'étrangle. Il me faut juste un peu de temps, et j'aurais beau dire... avec le bonheur des autres c'est un bout de soi qui part.
Mais je le pensais.
Vraiment.

Endormie

Sunday 14 January 2007
Elle s'endort, enveloppée de blanc.
Derrière son visage apaisé elle semble pourtant soucieuse.
Qui est-elle. De quoi ses rêves sont-ils faits. Mon regard posé sur elle me semble un peu volé.
Je n'ose pas la regarder.
J'aime ses yeux qui s'étirent lorsqu'elle sourit, le jour.
Là, elle me rend tendre, mais me fait un peu peur.



Elle s'est réveillée, avec une toute petite voix à peine perceptible.
Ses yeux se sont étirés quand elle m'a sourit bonne nuit, puis ses pas ont effleuré le bois de l'escalier qui plonge vers nos chambres, sans même le faire craquer.


Je me sens bien ici.
Je me sens chez nous.

Leaving

Friday 5 January 2007
070105_1070105_2
It's weird how leaving this apartment I've been living in for 3 years is giving me a melancholic feeling. I really had enough of this place, and therefore I had decided this move for a long time. Now that the day have come, each piece of furniture that I'm removing reminds me of the moments attached to it.

This place has been, somehow, the shelter inside my exile. I had never really bared the city and the surroundings. The view from the third floor's balcony wasn't something one could call beautiful. It was grayish, tasteless, uninspiring, thus I've always had a tendency to shut the windows and live confined between those walls, with my paintings and my inner visions. With time this apartment turned into a painter's workshop. When I think about it, I have painted seven canvas there _ almost all of them. Not a lot of people have passed that door, but those who came hav approached closely my artistic cell, and somehow, played a role in it.

At last. This isn't that easy to deconstruct piece by piece this little universe. Somehow, it was the symbol of my resistance to the void and the gray that resided outside; this place has accompanied me all along my interior quest; and here, through those endless moments of loneliness, through the music that was played, and with the ones that were beloved, I've learned so much about myself. I've found how rewarding were the struggles, the pains endured, the doubts, when eventually you become your true and sincere self _ and not what the outer world urges you to become.

I've hated that place. As contradictory as it might sound, the rage I felt towards its emptiness, its cold, has pushed me towards a better me.

Exile, I'm leaving you.
But I thank you too.
I've been lonely but safe. I felt angry but loving too.
I'm leaving you and I am freed.
I'm a bird.
Except that now,
I am able to fly.



L'étrange accord des coeurs entre-tués.

Saturday 23 December 2006
Etrange comme les coeurs, sauvages, incompris, déchirés ou meurtris peuvent changer encore. Dans la somme des peines, dans le feu de nos démons et pour peu que le temps passe, on se souvient et l'on comprends peut-être.
Il y eut ces étés et ces hivers loin de nous, loin de tout, et ce lit grand et froid où l'on fermait les yeux avec pour seule compagnie la pensée de cet autre, absent; aujourd'hui seulement il nous semble, alors qu'aucune convenance ne nous relie encore, que l'on parvient à toucher du doigt notre âme.
070213 Jo Pink Stripes 1 - censored070213 Jo Pink Stripes 2 - censoredC'est comme un soir d'orage
Sous un ciel bas et lourd
(Oui, c'est du Beaudelaire.. )
Et ce grondement sourd
Comme un sombre présage

Tu es là dans mon dos
A souffler doucement
Ton ventre sur ma peau
Palpite lentement

Le plafond ténébreux de colère et de rage
Qui eût dû s'éventrer pour libérer enfin
En trombe déferlante une pluie de chagrins
Est resté gris et sage

Et je garde dans moi ce douloureux tissage
De questions sans réponse et de pensées sans lien
Qui masque à ma vue les traits de ton visage
Qui me lie, m'emprisonne, qui loin de toi me tient

Tu es là, endormie,
Un sourire serein, tu respires à demi
Dans le creux de ta paume je dépose ma main
Et m'en vais te rejoindre dans ce pays lointain
Ici je m'abandonne
Au bonheur de l'oubli


Il y a si longtemps je t'écrivais des poèmes, comme celui-là, un soir de novembre 2004; les lirais-tu autrement aujourd'hui?
Lorsque parfois, au hasard de nos vies, ton ventre vient se poser contre mon dos, et que le parfum de ton cou vient apaiser mon être, le temps d'une heure, d'une moitié de nuit, je sais que tu es là.
Tu as toujours été là.

G.A.

Saturday 17 June 2006
It's been months since I haven't released anything, even a single journal entry. I've thought about it a million times, and the words running in my head were worth filling a one hundred pages long speech but eventually: nothing came out.
Since I was pointed out many disappointing things about myself, in particular a profound egotism, I'm scared of anything that could be dictated by it, and talking about myself is one of the things that I can not do with the same old ease.
It might be great to take that step back and question about oneself, but sometimes, when the questioning is that violent, it can cause disasters you could not imagine before.
Global Absurdity.

Hard to walk when the ground has vanished. Hard to foresee in a massive haze.

I drink whisky because I don't know anything that hurts my taste that bad.

elles et personne

Thursday 13 April 2006
Seul dans cet appartement dans la nuit silencieuse, je rentre à peine du bureau, avec sur mes épaules la pression de ce contrat trop lourd qui sera sans doute signé demain. Même en me projetant plusieurs mois vers l'avant je ne parviens pas à entrevoir la moindre petite fenêtre à ma prison de travail.
Il paraît que je suis peintre. Ici, des pinceaux, des ébauches, des toiles inachevées jonchent le sol et encombrent les murs.
Je règle mon réveil sur six heures de sommeil, avalant un calmant pour être sûr de faire ma nuit en entier. Ici il n'y a pas un bruit. Je tombe sur mon reflet dans le miroir posé sur la table. C'est vrai, on m'a coupé les cheveux aujourd'hui. Bel homme que voilà, à qui l'âge confère à la fois la force et le charme, et que je m'évertue à détruire par le stress et la séquestration. Je pense soudain à cette femme à laquelle je voudrais m'enrouler. Dire qu'il suffirait de quelques pas dans la nuit tiède et de sonner à sa porte. Sans un mot je me glisserais contre sa peau de lait pour y quérir l'oubli.
Mais cela m'est interdit, par respect, par promesse pour cet amour lointain, fou et absent, auquel j'ai accordé mon abstinence, ma dévotion platonique, et qui aujourd'hui m'impose l'inévitable doute. Je ne suis même plus sûr qu'elle, là-bas, porte encore en son coeur la passion incendiaire qui fit de nous deux des moignons calcinés.
Mon amour est schizophrène.
Le cachet fait sont effet. Nuit, temps, lunes, je vous laisse me happer.
<>
Apr. 08
MTWTFSS
31123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
2829301234
567891011
27/4/2008 Je lis sur les lèvres
29/4/2008 Violette
30/4/2008 Fast-paced solitude