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"Art to Play" Nantes 2012

Lundi 26 Novembre 2012

J'étais présent à la seconde édition de Art to Play à Nantes, et ai participé une fois de plus au concours de peinture "Arting Spirit".
Le sujet a été délivré à 9h du matin: "Je suis un super-héros". La vingtaine d'artistes s'est alors escrimée pendant douze heures sur une toile de 50cm sur 50 cm.

zancan à Art to Play, Nantes 2012

Réaliser un tableau en seulement une journée était un défi pour moi. Pour la première fois j'ai dû renoncer à mes peintures à l'huile, pour me rabattre à contre-coeur sur l'acrylique.
Mes réflexions sur le thème m'ont conduit à exprimer la dichotomie entre la normalité concrète du "je suis" et la puissance surnaturelle inhérente au "super héros". Cette dichotomie s'est retrouvée dans deux styles de peinture très différents. Le premier, appartenant au monde réel du "Je", est assez réaliste, tandis que l'univers visionnaire et imaginaire du "super" héros est rendu dans un style dessiné façon BD.
Le personnage, en plantant un arbre dans ce désert suburbain, accomplit un acte borné d'héroïsme, soutenu par la sensation que la Nature entière acclame son geste.

"Je suis un super héros" peinture acrylique par Zancan

Même si je suis assez mécontent du manque de douceur et de density de la peinture acrylique ( comparé à l'huile ), j'ai pris plaisir à peindre, et ai semblé gérer mon planning plutôt bien.
A la fin du jour suivant, le jury a délivré son verdict, et oh ! J'ai obtenu le premier prix! J'ai reçu un chèque de 1200€, cependant je serai interdit de participation aux prochains concours "Arting Spirit", pour toujours... A la place je ferai partie du jury pour la prochaine édition du concours, en Avril en Suisse à l'occasion de Polymanga 2013.

Art to Play 2012 - Arting Spirit Winners

Au-delà de cette excellente nouvelle, ça a été un plaisir comme à chaque fois, de présenter mes travaux, vendre quelques impressions, partager un stand avec ma miss Zélie Oiseau, et rencontrer les artistes: les potes Santiago ou le plus dingue de tous Meko, de nouvelles rencontres comme Kara invité VIP qui signait sa dernière BD, Cyril Nouvel mon voisin vachement sympa, Matthieu Moreau qui a obtenu le 2ème prix, Sitron juste en face qui m'a offert cet adorable poster, ma talentueuse voisine Senri et bien sûr David et Sarah de Lausanne les organisateurs. Au plaisir de vous revoir très vite !
Zélie Oiseau et Zancan stand at Art to Play

Cambridge Terrasse

Jeudi 18 Octobre 2012
De temps en temps, lorsqu'à l'heure du déjeuner, il faisait assez beau, j'allais m'asseoir à la même table sur la terrasse du pub Cambridge, et gribouillais ce dessin en attendant mon plat. Comme c'était souvent 14h passées, il ne restait plus guère de client; j'étais servi trop vite, et ne pouvais poursuivre mon croquis.
J'ai donc fait ce dessin en plusieurs fois; en cinq repas, il me semble.
A vrai dire, rien ne pressait.
Zancan - Cambridge Terrasse drawing

"Ma Bulle", la princesse petit pois

Mercredi 17 Octobre 2012

En temps qu'artiste invité au salon Art to Play 2012 à Nantes, j'ai dû participer à ce concours nommé "Ma Bulle", où chacun devait réaliser un dessin au format A4 dans lequel un espace blanc serait réservé pour un personnage, un visage.

Ce dessin tire son inspiration du conte "La princesse petit pois", avec une "petite" variante. J'ai eu cette idée en pensant à Vanessa (qui pose ici), dont le dos fragile lui cause bien des soucis, mais qui est à la fois capable de s'endormir à peu près n'importe où dans des postures terriblement inconfortables.

L'image en entier: Princesse petit pois
Le lien pour voter sur facebook: Lien

Japan Expo 2012

Mercredi 11 Juillet 2012

De retour de mon premier Japan Expo Paris, le plus grand salon français dédié à la culture Japonaise / Manga, je dois avouer que l'aventure fut palpitante, sans que j'aie pu réellement trouver le temps de visiter le salon proprement dit.
Nous avions décidé avec Zélie de partager un stand. Il faut dire que le module d'exposition n'est pas donné, aussi partager les frais en deux nous soulageait un peu. C'était surtout l'occasion d'élaboré un petit univers qui nous ressemblait, créatif, intimiste et stylé.
J'y exposais plusieurs de mes toiles originales et vendait des impressions en divers formats photo, tandis que Zélie présentait ses bijoux et autres créations originales. Nous ne sommes pas particulièrement fondés dans la culture japonaise ou manga, mais lors de notre précédente représentation à Polymanga à Lausanne, nous avions pu voir que nous nous y accordions très bien. Zélie avait d'ailleurs créé pour l'occasion une série de poupées et pendentifs "'Kawaii" qui faisaient un joli lien entre notre style et celui du salon.
Du point de vue de la logistique, l'aventure fut assez folle. Nous avons fait la route depuis Bordeaux en voiture, en transportant une caisse immense et très lourde contenant mes précieux tableaux. Le matin du départ, nous avions découvert qu'il avait plu abondamment cette nuit-là, et que la caisse restée sur le toit ( et fort heureusement vide! ) contenait trois bons centimètres d'eau au fond. Il a fallu y pratiquer un trou à la perceuse pour la vider, puis filer au magasin brico le plus proche afin de rendre l'ensemble étanche. Le résultat fut un retard de plus de six heures sur notre horaire. Mais cette anecdote nous a servi, car sur le trajet, il a plu pratiquement sans discontinuer !
Les quatre jours passés au salon ont défilé à une vitesse folle. Nous avons passé des moments palpitants, rencontré des gens adorables ainsi que beaucoup de nos amis. Les ventes sont allé plutôt bon train, bien qu'au final, nous avions tout juste rentabilisé notre stand et le coût de notre voyage. Après toutes ces nuits à dormir si peu et à travailler autant, et le dernier coup de sang pour tout ranger, nous avons repris la route le dimanche soir. Nous avions à peine atteint la banlieue sud de Paris, que nous nous sommes effondrés de fatigue dans la voiture sur une aire d'autoroute. Nos positions inconfortables ne nous ont pas empêché de dormir jusqu'au petit matin.
Epuisés, mais heureux! Ce n'est pas sûr que nous réitèrerons l'expérience l'année prochaine, mais par contre, nous serions bien tentés par le Japan Expo Belgium, à Bruxelles au mois de Novembre.

Le nez aérodynamique de la caisse en bois

Sur les genoux

Mardi 26 Juin 2012
I was working late on my computer; she sat by my side, and as the hours went by, she fell asleep on my knees. Photoshop was open, my tablet wasn't far neither, hence the sketch. It's not that often that I use a tablet to draw. Still that old, minuscule Graphire 2 from Wacom.

Traveling through photographs

Lundi 25 Juin 2012

Voici un travail que je tenais à montrer ici, parce qu'il a monopolisé le plus clair de mes deux derniers mois.
Il se destinait à un musée à Porto ( Portugal ) pour un film éducatif
nommé "Le Douro, 2000 ans d'histoire".
J'avais proposé l'idée d'utiliser de vieilles images ( tableaux, photographies d'archive) et d'y faire entrer le spectateur en 3D.
Pour cela j'ai enfilé mon costume de programmeur aguerri, et ai codé frénétiquement pour créer un logiciel qui allait me permettre d'atteindre mon objectif.
Cela a également coûté de très nombreuses heures de travail sous Photoshop, afin de décomposer chaque image en ses différents plans dimensionnels, ce qui nécessitait d'inventer à chaque fois la partie de l'image cachée par les éléments du premier plan ( je dois remercier mon employée Julia pour m'avoir largement aidé dans cette tâche de Titan ).
Le film ci-dessous vous montre le processus appliqué à l'une parmi les 18 séquences que nous avons réalisé. Vous verrez
l'image initiale, un aperçu du logiciel fait-maison, et le résultat animé.
En regardant le film du Douro en haute résolution sur un grand écran, on se fait happer. C'est une sensation à la fois troublante et impressionnante. Je suis assez fier du travail et du résultat, sans compté que cela m'a donné quelques idées pour mes tableaux ... ;)

La coeur à la sieste

Jeudi 2 Février 2012
Je me suis étendu sur le lit, la face la première. Je n'avais retiré que ma veste, ai dormi un quart d'heure, vingt minutes au mieux, tandis que le soir installait lentement sa pénombre dans la pièce.
Au réveil je ne me sentais plus vraiment réel. Une situation, fut-elle sans problème, revêt une allure angoissante dès lors que l'on ne sait plus qui l'on est.
Mon téléphone était resté en suspens sur cette case vide, une réponse de moi que je ne parvenais pas à écrire, depuis le matin. J'ai rédigé lentement, pris dans le renfrognement d'un demi sommeil encore lourd, un message cruel.
Je suis un menteur, et je ne parviens pas à m'y reconnaître.
L'air extérieur se précipite sur le visage et le saisit. Une pluie fine le compose, qui se fige en minuscules auguilles avant de percer la peau ou de saupoudrer les rues. J'achète au tabac qui s'apprête à fermer un paquet pour n'en fumer qu'une. Prétexte, sans doute, à une circulation sans but défini, dans la petite ville silencieuse qui a pris ses congés d'hiver.
Au bord du lac Léman, dont on ne distingue que la masse vide et noire le long de la jetée, les ingrédients des lumières, de la neige, de l'opulence ancienne d'une architecture Art Nouveau et d'une ville balnéaire figée dans le gel produisent une sensation surréelle, qui ne parvient pas vraiment à me sortir de mon état obtus.
J'ai allumé la cigarette au sortir d'une visite superficielle du hall d'entrée du Palais Lumière. Ces décors sont beaux, assurément, il est une magie certaine dans ma déambulation solitaire, mais je ne la ressens qu'à peine. Les pas qui s'impriment dans la neige témoignent de mon privilège, et pourtant.
Retour par de petites rues où les âmes sont rares. Tout est étrange, je suis toujours ce même menteur, mais le froid cinglant qui s'est emparé de celle des deux mains qui alternativement actionne le mégot, celui-là n'est pas un mensonge. Bonheur de sentir que la mission jusqu'ici indéfinie accomplit son but, celui du retour à la réalité charnelle, à l'expérience douloureuse, exaltante, des éléments et des sens qui composent le vivant. Presque, parviens-je à regretter de n'avoir pas emmené mon reflex en balade.
J'étais gelé en revenant à l'hôtel.
Je reprend la grosse clé de bois au crochet du casier 38. Hier soir, ici, m'attendait une lettre. Un courrier d'une main jeune, et qui tremblait sans doute.
Menteur. Menteur que de faire croire que je puis aimer encore.
A la petite table de bois, sous l'abat-jour rustique, j'écris.
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26/11/2012 "Art to Play" Nantes 2012